Ces derniers temps, NCIS semble très porté sur les dossiers sensibles, en témoigne ce nouvel épisode qui traite de la violence conjugale dans un couple de militaires. Malheureusement, le résultat est loin, très loin d'être à la hauteur du sujet.
Déjà, la structure même de l'épisode n'est pas bonne. Les scénaristes ont tenu à ce que le propos ne soit pas noyé par un flux de fausses pistes et de rebondissements factices, ce qui peut apparaître comme étant en soi une démarche tout à fait louable. L'inconvénient, c'est que l'enquête manque d'envergure et qu'elle s'avère beaucoup trop apathique pour créer un réel impact.
On essaye tant bien que mal de gagner du temps avec la maîtresse de la victime mais ces scènes ne présentent guère d'intérêt et les rares révélations qui nous sont offertes n'en sont pas vraiment. De toute façon, dès lors que Thomas Calabro fait son apparition, le dénouement est joué d'avance. Pour le suspense, on repassera.
Un fait évident, l'aspect psychologique prend souvent le pas sur l'aspect scientifique, ce qui donne lieu à de bonnes scènes, notamment entre Gibbs et Ducky, lequel est toujours aussi perspicace lorsque son domaine de compétences s'éloigne quelque peu de la médecine légale. Cela permet d'oublier les aberrations (ou abby-rrations) dans les analyses de Melle Sciuto.
Freedom est donc né d'une bonne intention, à savoir la mise en évidence d'un sujet grave et plus que jamais d'actualité. Sans être particulièrement ratée, l'intrigue, assez paresseuse, peine cependant à convaincre.