Enfin un bon épisode. Il était temps.
La série revient à ses fondamentaux avec une intrigue pour le coup très imprégnée de l'univers militaire, porte-avions, mission classée secret défense et diplomatie inter-agences à la clé. La bonne vieille recette des premières saisons en somme. Le scénario, passionnant et travaillé, ne joue pas sur les suspects, ce qui ne l'empêche pas d'être parfois étonnant - l'identité du coupable est une vraie surprise - grâce à quelques rebondissements bien pensés.
Surtout, Gibbs se remet en selle, lui qui depuis quelques temps semblait éteint et peu concerné par les évènements. Ici, tantôt malicieux (son regard amusé lorsqu'Abby lui explique le principe de la poudre retrouvée sur les billets), tantôt insolent (l'alerte déclenchée sur le navire par ses soins, sa relation tendue avec Malloy), le boss est en forme et parvient même à éclipser le reste de l'équipe qui, bien qu'active dans les investigations, est quelque peu reléguée au second plan.
Ce qui n'est pas un mal si l'on considère ce que Tony et Ziva ont à nous offrir. Les voilà repartis dans des rapports de jalousie, comme à la fin de la saison 6. Du réchauffé. Surtout que les deux intéressés semblent avoir la mémoire courte. La dernière fois, les choses ont très mal fini. J'espère qu'on ne se dirige pas vers une issue semblable à nouveau. De toute façon, il est temps que les scénaristes stoppent ce petit jeu lassant. Heureusement, leurs chamailleries de cour d'école ne tiennent pas beaucoup de place, évitant ainsi d'alourdir le récit, par ailleurs ponctué de sympathiques stéréotypes sur la Grande-Bretagne.
En définitive, Royals and Loyals relance la série dans une bonne direction, une vraie satisfaction.