Reposant sur une construction à rebours qui se veut ambitieuse, l'intrigue ne passe pas outre quelques erreurs narratives, notamment au début. En effet, les évènements étant racontés par Gibbs via de longs flashbacks, la traditionnelle scène dans l'open space et la découverte du corps - moments auxquels il n'assiste pas - n'ont pas lieu d'être. La présence du fantôme de Mike dans ces analepses est au final troublante mais pas illogique.
Ce prélude au season finale se définit comme le chant du cygne de Mike, lequel a droit a une sortie très bien exécutée, digne de son personnage. La pluie reste connotée aux tragédies et vient renforcer une tonalité dramatique que les scénaristes ont du mal à intensifier. L'ensemble manque parfois d'émotion en dépit de belles séquences à l'image du calin collectif dans l'ascenseur, très NCIS finalement.
Le cas Jonas Cobb s'avère très intrigant, et j'avoue être séduit par le background qu'il lui est assigné à travers l'opération Frankenstein. L'affaire prend une autre dimension lui évitant de sombrer dans le manichéisme de bas étage. Après tout Cobb est lui aussi une victime, en l'occurence celle des 'déviances' de la CIA. D'ailleurs, écouter Ducky dresser des profils psychologiques est toujours un réel plaisir.
Swan Song nous introduit donc assez bien au dernier épisode qui s'annonce très palpitant à en juger par le cliffhanger, certes facile, mais plutôt raccord avec l'effet recherché.