Il est toujours agréable de se retrouver face à une enquête standard, la série ayant clairement abusé d'intrigues centrées autour de ses protagonistes ces dernières années. Pourtant, il n'en ressort rien de vraiment marquant, la faute à un développement trop attendu d'un point de vue structurel. Des épisodes comme celui-ci, NCIS en a délivré des dizaines depuis ses débuts. Du coup, l'ensemble apparaît un peu trop basique pour se démarquer.
L'affaire qui nous occupe est certes agrémentée de quelques twists mais aucun ne se révèle d'une originalité folle. A l'image des motivations du lieutenant Dempsey. Du déjà-vu. C'est d'autant plus dommage que le mystère autour de la personnalité de la jeune femme et de ses intentions était bien entretenu. Cependant, le dossier tient la route, ce qui en soi n'est déjà pas si mal.
Short Fuse est aussi l'occasion d'une nouvelle collaboration inter-agences. Fornell participe aux investigations mais il ne joue qu'un rôle mineur sur le terrain, bien trop occupé à s'activer derrière les fourneaux de la cuisine de Gibbs. Au final, ce qui est censé apporter une touche d'humour à l'histoire se révèle être une tentative maladroite de rapprocher les deux compères, comme s'il était encore nécessaire de montrer à quel point ils fonctionnent tel un vieux couple. On est toujours dans le même type de rapports entre les deux hommes, si bien qu'à chacune des reformations du tandem, celui-ci se fait moins savoureux.
Le running gag du jour n'est pas non plus très heureux, depuis son concept invraisemblable (une brochure NCIS ?!) jusqu'à son application, nouvelle démonstration du manque de professionalisme de DiNozzo. De plus, pour un agent du gouvernement, inviter un photographe sur une scène de crime dans le seul but d'obtenir un bon cliché promo, c'est assez mal vu.
Un épisode un peu mou, pas désagréable à suivre mais auquel il manque la fougue et l'originalité d'antan.