Sympathique, comme toujours. Ce n'est pas forcément un compliment, surtout lorsqu'il s'agit de cop shows. Le retour de Robert Wagner est certes un atout indéniable et il ne faut pas nier que l'utilisation des personnages est optimale, mais les relations entre ces derniers, aussi fun et bien écrites soient-elles, ne doivent pas prendre le pas sur l'enquête.
Le meurtre d'un ancien employé du Pentagone conduit à Anthony DiNozzo senior, lequel va évidemment se retrouver suspecté au début. Encore un parent d'un membre de l'équipe. Mais bon sang, qu'ont-ils tous à se retrouver impliqués de près ou de loin dans des affaires de meurtre touchant le monde de la Navy?! C'est complètement invraisemblable en dépit de la propension du père de Tony à se fourrer dans des situations impossibles du fait de son opportunisme notoire.
Heureusement, cela ne va pas se révéler gênant, et puis de toute façon, le vieux DiNozzo passe vite du statut de coupable potentiel à celui d'auxiliaire à l'enquête. Celle-ci, bien que reléguée au second voire au troisième plan, démarre assez bien et devient même très intéressante lors de l'opération sous-couverture. Dommage que la découverte du coupable n'ait que peu d'impact et que l'affaire s'achève si platement.
Robert Wagner, quant à lui, s'en donne à coeur joie et forme avec Michael Weatherly, un duo très efficace, véritable générateur de répliques cocasses et vachardes. Utiliser le père pour développer le personnage du fils est une bonne idée dans la mesure où Tony est plus supportable qu'à l'accoutumée, parfois même attachant. La discussion finale entre les deux hommes est sobre et émouvante.
Broken Arrow est donc un épisode léger qui vaut avant tout par l'exploitation de la dynamique relationnelle des personnages. L'ensemble est distrayant mais subit un peu le revers d'une enquête sans relief. NCIS se doit d'être plus que simplement sympathique.