Un épisode qui sonne faux du début à la fin.
Après Vance, c'est au tour de Tony de voir un pan de son passé déterré et illustré par une série de flashbacks incluant sa première rencontre avec Gibbs. La démarche qui visait probablement à satisfaire les fans de la première heure se charge d'expliciter ce qui ne l'était pas à grands coups de maquillage (moyennement réussi d'ailleurs) et d'anecdotes plus ou moins pertinentes. Seul le souci du détail des scénaristes, notamment dans le rappel éclair de Pacci, s'avère réellement cohérent.
Au reste, l'enquête pâtit de nombreuses invraisemblances, à commencer par l'existence de deux copycats du P2P killer. Je veux bien qu'un minimum de twists alimente l'intrigue mais de là à tomber dans de telles extrêmités...Et puis ces foutues intuitions sortant de nulle part dans les dernières minutes, c'est tellement pratique pour boucler une affaire.
Pour finir sur la fameuse rencontre entre Gibbs et DiNozzo, elle est assez décevante. Rarement Gibbs n'a été aussi tête à claques. C'est déjà moins étonnant venant de Tony. Leurs échanges donnent constamment dans le cynisme outrancier jusqu'à devenir parfaitement insupportables.
Mauvaise opération donc pour NCIS à deux épisodes de son season finale. L'intérêt d'un tel chapitre est clairement opportuniste et sert avant tout à contenter des fans avides de détails croustillants sur le background de leurs personnages fétiches. En définitive, Baltimore ne convainc pas.