Enemies Foreign poursuit la tendance de ce début de saison: une intrigue décevante, des situations poussives, des personnages prisonniers de leur routine. NCIS, c'était mieux avant.
Il fallait à tout prix relier le retour d'Eli David à une enquête de la Navy afin que Gibbs & co s'immiscent dans les affaires du père de Ziva. Au final, le trafic de drogue est un prétexte plus qu'une toile de fond vraiment solide. Sans parler de la scène d'introduction avec la pickpocket (celle par qui tout arrive) et sa zapette ultra sophistiquée. Tellement ridicule. La réappartion de Malachi est tout aussi maladroite avec une Ziva toujours aussi discrète quand il s'agit de filer quelqu'un à distance. Personnellement, j'ai cru suivre un épisode du Clown tant les situations étaient grossières et invraisemblables. Je déteste quand la série revêt ses gros sabots.
Des machines armées et qui flinguent à tout va, des mercenaires que l'on croit morts mais qui se relèvent, des explosions numériques pitoyables, le plan subjectif avec la lunette de visée digne d'un jeu de Nintendo première génération, tout est cheap dans cette mise en scène bâclée et finalement très peu spectaculaire.
Pourtant, notre attachement à la série est tel qu'on ferme volontiers les yeux sur une avalanche d'inepties et d'idées foireuses. Par ailleurs, les doubles épisodes ayant toujours été plutôt réussis dans NCIS, il va sans dire que la deuxième partie apportera enfin du concret et des éléments intéressants, surtout avec le personnage de Vance au centre des attentions.