Premier épisode d'une série de cinq qui voit l'équipe se lancer sur la piste d'un serial killer. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le début de ce nouvel arc narratif pose les bases d'une enquête qui s'annonce mouvementée.
La séquence d'ouverture est très bonne, nous introduisant avec un psychopathe retors et enclin à jouer avec ses victimes et l'autorité. La poupée fait froid dans le dos. Surtout, le P2P killer ne semble pas avare d'indices, laissant une trace différente à chacun de ses passages (un ticket de métro, des fleurs, un oeil). Gibbs aurait-il trouvé un adversaire de poids?
Récit chargé que celui de ce Two-Faced somme toute plutôt maîtrisé, dans la mesure où l'agence est en totale effervescence. Vance continue son petit jeu sournois tandis que l'agent Barrett se voit contrainte de partager son affaire avec l'équipe de Gibbs. La cohabitation est tendue et même si j'ai trouvé l'attitude de Gibbs déplaisante et puérile, une bonne dynamique a été mise en place.
Enfin, c'est le moment qu'ont choisi les scénaristes pour nous présenter Ray (ou CI-Ray), le petit ami de Ziva. Mouais, Enrique Murciano manque étonamment de charisme et l'on a vraiment du mal à croire à la romance entre les deux personnages. Surtout que, ô grande surprise, Ray est mêlé à l'affaire en cours. Je ne sais pas s'il compte revenir dans les prochains chapitres mais nous avoir seriné tout au long de la saison avec le boyfriend de Miami pour si peu, c'est un peu abusé.
En conclusion, si les duos avaient été exploités avec plus de subtilité, on aurait eu affaire à un excellent épisode. L'ensemble délivre tout de même du bon NCIS, agréable et rythmé comme il se doit.