Fait suffisamment rare pour être souligné, l'affaire que notre équipe de choc doit résoudre est le principal atout de ce nouvel épisode qui aurait pu être toutefois bien meilleur si Tony et Ziva étaient restés en retrait.
Effectivement, les deux compères ne rendent pas vraiment service à l'intrigue, l'un par son humour souvent éreintant (l'extinction de voix n'est guère amusante au-delà d'une scène), l'autre par sa capacité limitée à demeurer crédible ne serait-ce que deux minutes. Car oui, il faut bien l'avouer, Ziva n'est jamais vraiment convaincante lors de l'opération sous-couverture, laquelle, torchée à la dernière minute, engendre des situations un peu poussives.
C'est d'autant plus dommage que l'enquête pose une problématique intéressante et jamais encore vraiment évoquée dans la série. La politique étrangère menée par les Etats-Unis et le débat sur les dépenses militaires du pays offrent donc une toile de fond originale, une base solide à laquelle vient se greffer une histoire plus ou moins liée à la Navy (au final, il apparaît que le marine était juste au mauvais endroit au mauvais moment) mais égayée de rebondissements efficaces. L'existence de plusieurs coupables permet de casser un peu la routine et le bluff à l'urine de cerf réalisé sur l'un d'eux est particulièrement savoureux.
Malgré un dénouement bâclé (l'explosion du barbecue n'est pas vraiment une réussite) et une mise en avant du personnage de Ziva peu judicieuse, Dead Air brille par l'intelligence d'une enquête bien troussée.