Les dix dernières minutes, vraiment mauvaises, plombent tous les efforts mis en oeuvre jusqu'alors par Michael Weatherly, lequel s'essaye pour la première fois à la réalisation.
Parce qu'efforts il y a, à n'en pas douter. On sent que Weatherly s'est laissé prendre au jeu et s'est bien amusé derrière sa caméra. Il a même proposé des idées de mise en scène plutôt inédites pour la série. Plus d'audace dans le choix et l'utilisation des plans, des mouvements de caméra. Bref, d'un point de vue visuel, One Last Score s'en sort plutôt bien.
Qui dit NCIS, dit enquête bien évidemment et là encore, l'ensemble est assez satisfaisant, en tout cas jusqu'au 3/4 de l'épisode. L'affaire est bien menée et comporte bon nombre de références aux films de gangsters. Très agréable à suivre pour ainsi dire. Malheureusement, il a fallu qu'un excès de zèle vienne tout gâcher. La découverte du coupable est intégrée à une séquence théâtrale au possible digne des téléfilms bas de gamme convoités par la ménagère les après-midi de semaine. Et JoBeth Williams tapant un sprint, c'est du grand spectacle. Pour finir, la poursuite en voiture, si elle n'amenait pas un peu d'action, serait complètement gratuite.
Côté personnages, après un petit inventaire des habitudes d'hygiène de chacun, un nouvel agent nous est introduit, il s'agit de E.J Barrett, rapatriée d'Espagne où elle occupait le poste qui avait été autrefois proposé à Tony. Son arrivée ne fait pas dans la dentelle mais son attitude intrusive et ses manigances avec Vance ont de quoi intriguer. Dommage encore une fois que la conclusion n'est pas été un peu mieux soignée.
Un épisode dense que ce One Last Score narré avec fluidité par une équipe créative de moins en moins à l'aise avec les dénouements. Celui-ci était clairement raté et c'est d'autant plus frustrant que ce sont les fins qui laissent sur une bonne ou mauvaise impression.