Retour correct pour Gibbs et son équipe, toujours occupés à pourchasser un clan Reynosa de plus en plus menaçant. Ce season premiere va avant tout faire ce que l'on attend de lui, à savoir mettre un terme à cette affaire entamée à la fin de la saison dernière. Et si l'ensemble n'est pas dénué de maladresses, le contrat s'avère parfaitement rempli.
Il peut être reproché à l'intrigue son côté un peu trop consensuel (comme s'il fallait absolument refermer le dossier Mexique et vite passer à autre chose), mais celle-ci réussit le tour de force d'installer une atmosphère tendue et prenante, comme cela est souvent le cas lorsqu'un danger plane sur les membres de l'équipe. Certes, ces derniers sont intouchables, ce qui empêche le spectateur d'être vraiment inquiet quant à leur sort, mais force est de reconnaître que le suspense n'en reste pas moins efficace.
La séquence pré-générique n'est guère convaincante pour ne pas dire ratée, tout comme le générique lui-même (le montage laisse à désirer). Jacqueline Obradors en fait trop, son personnage en est presque caricatural. Sa fin est tragique mais logique, il n'y avait de toute façon pas trente-six solutions pour stopper la machine. Le plan concocté par Gibbs et Vance est diabolique à souhait, même si dans l'exécution certaines ruses sont un peu trop voyantes (le coup du petit papier glissé dans le dossier sous les yeux de Riviera pour que celui-ci morde à l'hameçon une fois seul dans la pièce).
Spider and the Fly s'achève par la mise en route d'un nouveau fil rouge, apparemment centré sur les relations obscures entre Vance et Eli David. Forcément prometteur dans la mesure où un pan du passé du directeur risque d'être mis à jour tôt ou tard. De nombreuses zones d'ombres subsistent à son sujet, il y a donc matière à délivrer de surprenants rebondissements à ce niveau-là.