C'est mieux.
Finies les digressions et les futilités destinées à grapiller du temps, l'heure est venue d'entrer dans le vif du sujet. Le sommet auquel se rendent Vance et Eli offre l'opportunité de revenir sur les évènements qui se sont produits à Amsterdam vingt ans plus tôt. Nous voilà donc plongés dans une série de flashbacks - pas toujours très bien amenés d'ailleurs - censés expliciter le rôle des deux hommes dans cette affaire.
Le résultat s'avère concluant, délivrant des réponses plausibles à une histoire qui hante la série depuis pas mal de temps. Les références aux saisons précédentes sont remarquables et montrent à quel point NCIS est à l'aise quand il s'agit de construire sur du long terme (la mission sous-couverture de Gibbs et Jenny à Amsterdam qui se trouve liée à celle de Leon, la fameuse 'dette' de Vance à Jethro).
Il fallait bien que Ziva et son clone ninja viennent jouer les troubles-fête. Leurs gamineries sont insupportables et sans le moindre intérêt. Plus les années passent, plus le rôle de Ziva devient agaçant. Le jeu de Cote de Pablo empire. Super Ziva reconstitue un message à partir d'un mot à moitié effacé dans le sable, Super Ziva se crêpe le chignon avec Liat (combat hyper téléphoné), Super Ziva fait les gros yeux devant son père. Non, assurément la moins bonne partie de l'épisode.
Au final, Enemies Domestic réussit un beau doublé: faire mieux que l'épisode qui l'a introduit et apporter enfin du concret quant à la genèse de certains personnages et des liens qui les unissent. Si Ziva n'avait pas été dans les parages, l'ensemble aurait été encore meilleur.