Pourquoi diable les scénaristes vont-ils jusqu'à se compromettre dans des développements aussi hasardeux concernant les personnages du show? Non pas que les raisons au changement de comportement de Tony soient mauvaises mais l'angle choisi n'est pas forcément le meilleur, surtout aux vues de l'interprétation affectée et donc pas franchement concluante de Michael Weatherley. Déjà que Tony est devenu assez énervant ces derniers temps, il n'y avait nul besoin d'en remettre une couche. Par contre, Ziva nous offre un discours louable et sensible en dépit des lieux communs qu'il véhicule.
Au-delà de cette lubie scénaristique d'un intérêt discutable, nous avons un épisode agréable avec une enquête à tiroirs plutôt bien construite. Les fausses pistes sont proportionnelles au nombre de suspects plus élevé qu'à l'accoutumée, ce qui empêche de prédire vraiment où les investigations vont mener. Dommage que le dénouement soit illustré par une séquence un peu too much.
Période de Noël oblige, la série a ressorti couronnes de gui, dindes et musiques de circonstance même si finalement tout ceci reste en arrière-plan. Ducky et Abby ont néanmoins droit à davantage d'attention, ce qui permet à l'épisode de trouver un certain équilibre et de renouer avec la recette gagnante de NCIS.
Si l'aspect psychologique avait été abordé de manière plus subtile par rapport à Tony, False Witness aurait pu se targuer d'être un bon stand alone. Il n'en demeure pas moins un épisode convenable, qui, malgré quelques lourdeurs, honore son contrat.