Les avantages du compte
Donnez votre avis et commentez Devenez contributeur Créez et gérez votre sériethèque Et bien plus. En savoir d'avantage
Donnez votre avis et commentez Devenez contributeur Créez et gérez votre sériethèque Et bien plus. En savoir d'avantage
Fermer
Pas de compte ?
Donnez votre avis et commentez Devenez contributeur Créez votre sériethèque Et bien plus.
Donnez votre avis et commentez Devenez contributeur Créez votre sériethèque Et bien plus.
Créer un compte
En savoir d'avantage
Fermer
Le meilleur des séries TV US et internationales

L'histoire. C'est le combat d'une vie et d'un homme, Franco Basaglia, médecin psychiatre. En Italie, c'est un peu le Badinter des hôpitaux psychiatriques. Alors que son avenir bien au chaud dans une université lui était acquis, il va se hisser contre les méthodes jusque-là répandues à savoir la violences, les médicaments et les électrochocs pour soigner les patients. Selon lui, justement, ça ne soigne rien. D'ailleurs, personne ne le contredit sur ce plan-là. En vérité, tout le monde s'en fout que les patients soient soignés. Généralement, la famille (si le patient en a encore une) ne rend plus visite à l'interné et les médecins, eux, veulent juste être tranquilles. A grosses doses de tranquillisants. Franco Basaglia va dire stop à ce fatalisme. En 1961, il accepte de diriger l'hôpital psychiatrique de Gorizia, qu'il va transformer en petit laboratoire. Il y exerce la psychiatrie démocratique. Vous voyez les alcooliques anonymes ? Bah pareil, mais avec des fous.
De qui ça parle ? Pas que du docteur en fait. On parle des patients, de l'église, de la société italienne et de la définition de la folie. Mais surtout des patients. Boris par exemple, mélange absurde mais exceptionnel d'Abruzzi et de François Morel, qui est encamisolé depuis 15 ans et qui ne dit plus un mot. Basaglia et sa méthode va l'aider à trouver sa voie, en l'occurrence devenir peintre. De Margherita, sorte de Nikita internée à cause d'une mère plus folle qu'elle. Qui voudra plus tard la sauver en lui faisant réciter, dans une chambre aux volets fermés, son chapelet 7 fois par jour (n'essayez pas chez vous, ça ne marche pas). Ça parle du personnel qui doit s'adapter aux nouvelles méthodes. Il y a les conservateurs qui n'aiment pas et ceux qui veulent y croire. Bref, il s'agit de toute une tribu qui incarne le problème du soin aux malades mentaux. Et des politiques locales qui sont également impliquées car la méthode de Basaglia nécessite le soutien des collectivités territoriales. Jusqu'au plus haut de l'état quand, au bout de cette mini-série, est votée la loi qui interdit d'interner un malade sans son accord tout en remplaçant les hôpitaux psychiatriques de l'ancien régime par des centres de soins mentaux.
Bilan. Vos mamans devraient probablement pleurer. Le ton global est un drama feel good et positif façon Joséphine ange gardien mais ancré à une réalité qui a existé (contrairement à Jojo qui n'existe dans aucune réalité et encore moins l'univers dans lequel elle se promène). Évidemment, le facteur "histoire vraie" rend d'autant plus palpable la douleur du docteur et des patients dont il s'occupe. Visuellement, ce qui choc de prime abord, c'est quand on découvre le premier hôpital (le Doc s'en occupera de trois), filmé comme un camp de concentration avec des corps nus et maigres. Pour le reste, rien à signaler d'extraordinaire. Au niveau du son, là encore, le début s'inspire vraiment des films d'horreurs. Et puis après on retombe dans de la banalité parfois un peu assourdissante et abusivement Feux de l'Amouresque. Dans le fond, le doc, c'est une sorte de Scofield : il rend la liberté à des malades et du sang s'échappe de son nez. Oui, parce qu'à la fin, il meurt. Le pauvre était touché d'une tumeur au cerveau. "Ironique pour un neurologue" dit-il. Non, ceci n'est pas un spoiler puisque ça fait 30 ans qu'il est dans son cercueil.
En bref. Un sujet original et important pour un traitement choral oscillant entre l'étonnant, le correct (la plupart du temps) et le banal. On aurait aimé que l'aspect politique soit plus poussé et développé mais l'accent mis sur les storyline des patients rempli parfaitement son rôle : émouvoir et faire comprendre que ce combat était nécessaire. C'era Una Volta La Citta Dei Matti (Il était une fois dans une ville de fous) se trouve facilement sur Internet, et y a même des sous-titres. Je dis ça parce que je suis à peu près sûr qu'on ne la verra jamais en France.
| FIPA : La télé façon cinéma ? | Le grand bilan de l'année 2023 : séries, épisodes, membres, choix de la rédaction |
|
|
INFORMATIONS
|
Date : 25/01/2011 à 22:57 Auteur : Manuel Raynaud Tags : C'era Una Volta La Citta Dei Matti fipa review Catégorie : Bla Bla Bla Sous-Catégorie : Festival |
DERNIÈRES ACTUALITÉS
ACTU EN RELATION
PUBLICITÉ
TOP ACTUALITÉS







Les séries US les mieux notées
Les séries anglaises les mieux notées

