Il s'agissait d'une affaire de gros business, dans le monde des télécom et de la télévision, aux Etats-Unis. Le câblo-opérateur Dish, qui détient 14 millions d'abonnés, avait arrêté de diffuser les chaînes d'AMC Networks depuis le mois de juin. Mais cette affaire a démarré quatre ans plus tôt en 2008. AMC vient de porter plainte contre Dish pour "rupture de contrat" : le câblo-opérateur venait de mettre un terme à la diffusion de 10 des 15 chaînes Voom, aujourd'hui mortes. La société mère de Voom, Rainbow Media (renommée plus tard AMC Networks), est la société mère d'AMC. Elle demande alors 2,5 milliards de dommages et intérêts.
L'affaire suit son cours jusqu'en 2012 où Dish accélère la rupture : d'abord en arrêtant de diffuser Sundance Channel et en changeant AMC ainsi que IFC et WeTV de canal (deux chaînes appartenant à la maison mère, AMC Networks). Puis par l'arrêt définitif d'AMC le 1er juillet, juste avant la diffusion de Breaking Bad, parce qu'ils n'avaient pas renouvelé le contrat de diffusion suite à cette mésentente. AMC rentre alors en campagne contre Dish en diffusant et publiant différents messages subliminaux (putzombiesback.com) à l'occasion de la promotion de The Walking Dead, voire même complètement pas subliminaux ("not available on Dish" = "non disponible sur Dish").
Problème, la tenue du procès approche et les choses s'enveniment pour Dish, accusée de cacher ou de détériorer des preuves (en l'occurrence, des emails). Du coup, un arrangement à l'amiable (en cash) a été organisé ce week-end. Dish devrait finalement verser 700 millions de dollars à AMC Networks. Et AMC sera de nouveau diffusée chez Dish.
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