Si l'on fait abstraction des inepties et autres maladresses d'écriture inhérentes à la série, l'ensemble se laisse suivre sans trop de difficultés.
Ce nouvel épisode a beau passer en revue des thèmes d'actualité (le phénomène des réseaux sociaux, l'émergence d'une société voyeuriste engendrée par ces sites), on ressent toujours autant la peine qu'ont eue les scénaristes pour acheminer l'enquête jusqu'au dénouement. La progression des investigations n'est donc jamais particulièrement fluide, pénalisée par des raccourcis vraiment énormes. Il faudra d'ailleurs un jour expliquer à l'équipe créative qu'un ordinateur capable de tracer des connexions en trois secondes et de sortir les photos des personnes vivant dans les maisons émetteuses n'existe pas.
Malgré cette tendance à abuser des technologies, au détriment de l'analyse comportementale et des preuves physiques, il faut reconnaître que les agissements du tueur, ses motivations et l'esquisse de profil dessinée par l'équipe mettent à jour un dossier qui tient à peu près la route. Cette relative cohérence rend l'intrigue divertissante et parfois même haletante, à l'image de la séquence au cours de laquelle Hotch et compagnie assistent au meurtre en direct d'une des victimes.
Le psychopathe n'est finalement pas très effrayant, et cela vient principalement de la façon dont il est filmé. Autant la première minute de l'épisode est excellente en ce qu'elle présente le tueur comme une menace invisible, furtive, uniquement perceptible dans le noir et blanc de la caméra de surveillance, autant les plans suivants, filmé en couleurs dans son repaire, il n'est plus qu'une espèce de geek fêlé du bocal.