Une introduction minutieuse et assez dense à ce qui semble se profiler comme un nouveau fil rouge. Pourtant, on ressort perplexe de cette longue mise en route, comme si au final rien de très concret n'avait été délivré. Il faut dire que le temps passe très vite et que la fin surgit pour ainsi dire inopinément.
Identifié comme le nouvel ennemi récurrent du NCIS, Agah Bayar nous apparaît pour l'instant intouchable comme le fut Ari en son temps. Il devient très vite clair que l'affaire ne va pas se résoudre tout de suite, impression que renforce la dernière scène.
Pour autant, ce qui précède n'est pas dénué d'intérêt avec un travail d'investigation bien aidé par une dynamique de groupe efficace et rafraîchissante. Ainsi, sur le terrain le binôme McGee/Dornaget est des plus agréables et complète à merveille la partie politique occupée par Gibbs et Vance et qui vient complexifier un peu les enjeux. La scène d'interrogatoire dans la salle d'autopsie est particulièrement réussie.
Par ailleurs, c'est typiquement le genre d'intrigue à volontiers brouiller les cartes et à multiplier les faux-semblants en vue d'un dénouement futur riche en révélations. Il ne serait pas étonnant par exemple que le nouveau probie ne soit pas celui qu'il prétend être. A voir par la suite.
Intrinsèquement parlant, il s'agit d'un bon épisode au rythme et aux rebondissements bien dosés. Il pourrait même devenir excellent à l'échelle de la saison mais ceci à condition que cette histoire de trafiquant d'armes mène quelque part.