Dès que NCIS s'investit davantage dans la conception de ses scénarios, c'est tout de suite beaucoup mieux. Ici, même si le dénouement n'a pas l'ambition qu'une telle affaire pouvait le laisser supposer, les partis pris s'avèrent payants.
En invitant Jamie Lee Curtis à se joindre au programme des réjouissances, la série frappe fort. L'actrice, qui s'était faite rare à l'écran, est excellente et son personnage anticonformiste vient bousculer un peu la routine du show. Ambigüe et serrée, sa confrontation avec Gibbs est explosive, du moins durant les deux premiers tiers de l'épisode. Mais son apparente fragilité à la fin n'est peut-être qu'une énième entourloupe et dans la mesure où elle doit revenir d'ici quelques épisodes, il faut rester prudent sur ses réelles motivations. Dans NCIS, les apparences sont souvent trompeuses.
Du coup, le retour de Rachel est légèrement éclipsé par les jeux de guerre entre Gibbs et Ryan et son utilité dans l'affaire est purement accessoire. Dommage pour un pesonnage plutôt sympathique. Sinon, le running gag n'est rien d'autre qu'une mauvaise redite et se fait supplanter sans difficulté par d'autres 'moments', notamment la rivalité entre les deux psys en salle de conférence ou encore les réactions de Tim face aux vieilles méthodes d'investigation.
Une guerre psychologique qui réanime la série qui en avait grand besoin ces derniers temps. L'enquête se révèle finalement être un classique pour la série mais l'intérêt majeur réside dans l'interprétation de haut vol et dans une pléiade de séquences particulièrement accrocheuses.