Il y a de bonnes intentions derrière cet épisode anniversaire, sorte d'hommage à la série et à la mythologie créée autour des personnages. Mais il y a de nombreuses maladresses aussi.
Rappeler les grandes figures qui ont marqué en leur temps la série tout au long de son histoire est un principe attendu mais judicieux pour jouer à fond la carte de la nostalgie. Malheureusement ici, entre l'inscrustation de vieilles images de Kate et de Jenny et l'apparition parfaitement insignifiante d'Ari, la frustration est de mise.
Les 'what if' sont inégalement pertinents. La scène d'interrogatoire entre Tony et Ziva est totalement ridicule par exemple. Par contre, les visions au sujet d'une réalité dans laquelle Hernandez serait toujours en vie sont à l'origine de deux très belles scènes, l'une entre Abby, Ducky et Gibbs dans le sous-sol de ce dernier, l'autre entre Shannon et Kelly.
Si le traitement de l'image s'avère parfois désastreux, la pire erreur a été de vouloir intercaler une enquête au milieu de ce tissu de séquences hypothétiques, enquête qui trouve tout de même une résonnance dans l'expérience vécue par Gibbs. Seulement voilà, l'intrigue policière est très mince en plus d'être assez peu passionnante. C'était ambitieux de vouloir conserver l'aspect procédurier, mais l'intrigue ne s'y prêtait pas tellement.
Pour sa 200ème, NCIS délivre un épisode paradoxal qui témoigne d'une certaine folie des grandeurs sur le papier mais dont l'exécution est minimaliste voire cheap. Pas foncièrement mauvais, mais déconcertant.